__J'ai cette envie de réussir ma vie qui crève au fond de moi__. Cette envie de pouvoir dire je vais bien sans me mentir a moi même sans parler des autres, d'avoir ce coeur léger, cette insouciance de gamine. Mais la vie ne nous laisse pas profiter des belles choses, elles finissent trop vite et on aimerait retourner en arrière. Avec ces barbies. Et ses seaux dans un bac a sable. En culotte. C'était rigolo hein, de jouer avec la gadoue et l'herbe, genre salade comme les grands. Oh oui, toujours comme les grands qu'on voulait faire, toujours cette même manie qu'on retrouvait chaque années un peu plus. Puis vient le temps d'être grand. Enfin grand comme on l'imaginait quand on était encore tout petit. Puis on se sent pas si grand que ca finalement hein. J'donnerais tout pour pouvoir me pavanner en bikini sur la plage avec tigrou (...) à faire des châteaux de sable avec le papa qui se la joue architecte. On s'en rendait pas encore compte, mais c'était sûrement nos derniers moments de bonheur insouciant. Et puis on se retrouve quelques années plus tard, a enfin pourvoir jouer au malin, on croit a tord que tout va bien que la vie est belle, qu'on peut tout faire tout dire et qu'on n'a encore pour l'instant aucune responsabilité parcqu'il y a encore une étape avant celle d'adulte. Et là aussi on se plante. Alors on redevient insouciant, comme dans l'enfance. On croit que tout est facile, que rien ne peut nous atteindre. C'est se mentir a soi même ca et plus on s'en rend compte tard plus les degâts sont durs a porter. Premiers mensonges, premières trahisons, premières vraies joies, premières amitiés, premières amourettes, premières clopes. Premières expériences de la vie enfaite. Vient le premier amour. Qui appelle les premières déceptions. Les mêmes questions sans réponses. Et on est mal. Très mal. Trop mal... Et puis tout va de travers, on continue d'espérer on ne sait pas trop pourquoi, puis on ne croit en plus rien. Les amies, nos étoiles de bonheur nous donnent le sourire quand rien ne va, avec eux tout semble différent on se croirait sur une autre planète. On se met a rêver d'un idéal, on se dit qu'on est pas tant a plaindre, que le malheur touche moins chanceux que nous. Et on s'en fout des autres. On en devient égoïste, nombriliste, égocentrique. On a cette envie de réussir notre vie qui crève au fond de nous....__
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